Tarde venientibus ossa*

* “L’Etat est cette grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde” Frédéric Bastiat

 
Crise financière

Bien que les origines de la crise soient nombreuses et que les causes en sont complexes, on peut aujourd'hui, raisonnablement, décrire de façon simple les processus qui ont conduit à cette déroute des établissements financiers et ceux qui contribuent hélas à prolonger cette crise. Pour en comprendre les mécanismes, il est impératif de quitter mainstream médiatique et de s'abreuver aux revues économiques pointues (je ne parle pas d'Alternatives économiques, alibi économique aux discours d'Attac et autres billevesées d'extrême gauche) comme celles publiées sur le Ludwig von Mises Institute ou le Cato Institute.
En français, il n' y a pas grand chose si ce n'est les excellentes et iconoclastes analyses de Vincent Benard dont la clarté, la cohérence et les références sont remarquables.

Je rappelle et démontre régulièrement que les politiques dites "sociales" ont des conséquences directement opposées aux buts recherchés. Comme écrivait Frédéric Bastiat, il y a toujours ''ce que l'on voit et ce que l'on ne voit pas''. Ce que l'on voit, c'est l'aide directe de la législation sociale vers des individus pauvres et ce que l'on ne voit pas, c'est que cette politique de "redistribution" génère elle-même les problèmes qu'elle est censée résoudre. Autrement dit et de façon brutale: plus l'Etat aide les pauvres, plus il y a de pauvres et ainsi de suite.
Ce n'est bien sûr pas l'aide en elle même qui est néfaste, bien que la dépendance qu'elle génère soit également un problème, c'est la spoliation d'autrui. L'Etat agit en destructeur de richesses en déplaçant artificiellement et par la force de la valeur qui aurait été remise sur le marché de manière efficace par leur légitime propriétaire.

Pour dire les choses de façon plus simple, il y a une création de richesse lors de tout échange: quand vous donnez de l'argent au vitrier qui vient vous remplacer une vitre cassée, les deux parties sont gagnantes: le vitrier repart avec votre argent et vous, vous avez une vitre neuve. L'action d'un Etat "social" est de constater que le vitrier ne gagne pas suffisamment bien sa vie. Il faut donc embaucher une brigade de fonctionnaires qui ira régulièrement casser des vitres des gens arbitrairement déclarés aisés afin de venir en aide au vitrier. Les vitres sont à changer obligatoirement.
La qualité essentielle d'un échange créateur de richesse, c'est le choix. C'est l'échange volontaire. Quand l'échange est forcé, il détruit de la richesse. Après tout, vous auriez-pu la réparez ou la bricoler vous-même cette vitre et ainsi consacrer l'argent économisé à la santé ou au bien être de vos enfants, de votre famille.

L'origine de la crise est une illustration flagrante de cet axiome économique de l'échange volontaire créateur de richesse.
Le déclencheur, c'est l'immobilier américain qui s'est cassé la figure. Notons entre parenthèses, que la bulle immobilière aux Etats Unis, s'est formée exclusivement dans les états "sociaux" aux réglementations foncières lourdes, telle la Californie.
Afin d'encourager l'accès à la propriété des plus pauvres, l'Etat fédéral américain a obligé les banques à prêter de l'argent à des gens insolvables dans le cadre du Community Reinvestment Act. Ces prêts font partie des fameux subprimes.
Afin de rassurer les banques, l'Etat a garantit ces opérations par l'intermédiaires de plusieurs organismes, Freddy Mae, Fanny Mae et l'assureur AIG.
Les deux premiers rachetaient les créances douteuses aux banques et AIG assurait le risque d'impayés.

Ce qui devait inévitablement arriver, arriva: n'importe qui prenait un crédit sans même avoir de revenu ni de bien (les fameux NINJA, No Income, No Job, no Asset). Les prix de l'immobilier grimpaient tellement vite qu'il était très intéressant d'acheter puis de vendre quelques mois plus tard avec une bonne plus-value en poche. En négociant un report de paiement des premières échéances on pouvait même revendre son bien immobilier avant même d'avoir versé le moindre argent!

Puis, tout s'est enchaîné très vite, la banque centrale américaine prise de panique devant tout cette masse monétaire créée sur une base si fragile a remonté ses taux d'intérêts, emprunter est devenu subitement beaucoup moins intéressant, la progression des prix de l'immobilier a fortement diminué, des gens ont commencé a ne plus pouvoir rembourser (faute de pouvoir vendre leur bien de manière anticipée), les biens ont été saisis et remis sur le marché qui s'est trouvé saturé d'offres. Les prix ont baissé, le cercle vicieux était enclenché.

Des banques se sont retrouvées en difficulté, lâché par l'Etat qui avait pourtant promis de garantir les risques.

Mon schéma est très simplifié mais il laisse cependant parfaitement voir que les boucs émissaires désignés, les edge funds, traders, paradis fiscaux, dérégulation ne sont nullement responsables de la crise. Les coupables sont les Etats et leurs régulations génératrices de bulles et les banques coupables d'avoir profité jusqu'à la corde de la garantie des risques par les Etats.

Evaluation du billet
Note : 8.8/10 pour 8 votes
 
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Commentaires
1.   undelete  ›  mardi 18 janvier 2011 à 11:22

www.youtube.com/watch?v=p...

 
2.   Rocou  ›  samedi 5 mars 2011 à 09:40

Toujours cette référence à cet escroc de Naomie Klein.
Je ne vivrais jamais dans sa vision du monde, prison idéale où les déviants sont rééduqués ou supprimés. Plutôt crever.

 
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