Ils partirent la fleur au fusil...

"Les "ultra-libéraux" veulent imposer la flexibilité"

Passons rapidement sur le préfixe "ultra" qui ne signifie rien du tout: on est libre ou on ne l'est pas. Je ne vois pas comment on peut être "un peu libre", cela n'a aucun sens.

Des libéraux qui imposent c'est encore un contre-sens mais bon, tout ceci fait partie de la novlangue syndicale qui n'a d'impact que sur les trouducs et la politique Chiracannale..

Par contre, il y a un mot très important qu'il convient de préciser. que signifie "flexibilité"?
Pour Dassault par exemple, Grand Couillon Libéral devant l'Eternel, cela signifie assouplissement imposé par la législation. Ce qui veut dire que l'employeur peut s'appuyer sur la force Etatique pour imposer des conditions d'emploi aux salariés.

Ce n'est évidemment pas cela que défendent les libéraux pour qui l'Etat doit cesse de fourrez son nez dans les relations, les échanges entre les individus. Un contrat libre c'est un contrat dans lequel aucune des deux parties ne peut se targuer d'un "droit" particulier pour imposer son point de vue.

Notons également le renversement de la notion d'offre et de demande. L'offre est naturellement du côté du salarié et la demande du côté des employeurs.
L'employeur n'offre rien du tout, il est en position de demandeur. Il a un besoin. Et face à cette demande, l'individu offre ses compétences en échange d'une rémunération.

Il n' y a donc nulle flexibilité à demander ou à rejeter car dans un cas comme dans l'autre, c'est exiger de l'Etat un positionnement social privilégié au détriment d'autrui. L'alternance droite-gauche ne fait que resserrer le carcan d'une illusoire égalité. Et comme le dit un libéral bien connu:
"Ma liberté vaut mieux que leur égalité" ©Dilbert